L'actualité de la crise: c'était une blague ! par François Leclerc

Billet invité.

C’ETAIT UNE BLAGUE !

A la suite d’une réunion restée confidentielle qui s’est tenue dans les faubourgs de Kaboul, à une date qui n’a pas été dévoilée pour des raisons de sécurité, les chefs d’Etat et de gouvernement du G2O viennent de faire une annonce qui en a surpris plus d’un. La crise majeure que nous connaissons n’aurait été, depuis son déroulement, qu’un gigantesque Kriegspiel destiné à tester le système, une sorte de stress test en grandeur réelle.

Afin qu’il se déroule dans les meilleures conditions de confidentialité et donc que l’expérimentation soit de qualité, il avait été dès son origine décidé que ce test serait orchestré par l’un des centres névralgiques les plus opaques de la planète : la United States Federal Reserve, de son petit nom la Fed, assistée des banques centrales des pays du G8, ce qui indique que les dirigeants chinois n’ont pas été admis au statut de meneur de jeu et de marché, comme l’a confirmé par un communiqué séparé Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, avant de confirmer qu’il n’excluait pas d’entamer une réflexion sur certaines échéances électorales, qu’il n’a pas voulu préciser.

Cherchant un précédent, afin d’effectuer des comparaisons et de fonder leurs analyses, les commentateurs ont à cette occasion rappelé la précédente opération, d’une envergure comparable mais à une échelle bien plus limitée, lorsqu’Orson Welles lança sur les ondes de CBS un reportage sur l’invasion de la terre par les Martiens et suscita une gigantesque panique, heureusement circonscrite aux seuls Américains à l’époque, la diffusion par Internet des radios n’existant pas.

En même temps qu’un point final vient d’être mis à ce test, sans qu’il soit pour une fois besoin d’attendre pour en connaître les résultats, ni de sommer par voie d’huissier ses organisateurs de les dévoiler, car ils s’étalent sous nos yeux, il a été annoncé dans le même communiqué que « des compensations allaient être versées à tous ceux qui auraient pu subir, en raison de sa tenue, de fâcheuses conséquences ». Tous les détenteurs d’un portefeuille d’actifs d’une valeur initiale d’un million d’euros minimum (1,350 millions de dollars) recevront ainsi une indemnité compensatoire et non imposable qui sera calculée – « dans la plus grande transparence » est-il dit dans la version en langue française du texte fournie par la présidence de la République – par les services fiscaux des pays de résidence respectifs des destinataires. Elle serait financée par une taxe – d’un montant modique, a-t-il été indiqué par les services compétents – ayant comme assiette les revenus salariaux des ménages. Les chômeurs en seront exemptés lors du premier versement de leurs allocations.

Suite à cette annonce, le monde s’est réveillé comme groggy, tandis que les traders de Wall Street et de la City se remettaient à la tâche après une nuit de folle liesse dont il risque de rester des traces dans leurs opérations de la journée. Les bilans des banques avaient été rectifiés dans la nuit (en utilisant à cette fin les logiciels de programmation de la valorisation des actifs et en changeant une fois de plus les paramètres). Des difficultés semblant être rencontrées sur le marché de la dette souveraine, les détenteurs de celle-ci refusant de rembourser ce qui est devenu un trop-perçu. « Donné, c’est donné, reprendre c’est voler ! » s’est exclamé un honorable Lord britannique qui a réclamé l’anonymat, selon le Financial Times. On apprenait enfin que Bernard Madoff, le talentueux homme d’affaire bien connu, avait été immédiatement élargi de la prison où il avait accepté d’être provisoirement placé afin d’assurer sa sécurité, pour avoir accepté de prêter son concours (rémunéré) au test. Aucune réaction de chômeur n’a encore été enregistrée, car il n’a pas été précisé s’ils allaient pouvoir se remettre au travail. Selon une indiscrétion dont a profité Yves Smith, blogger émerite de « naked capitalism », qui cherche un nouveau thème a succès, les commandes d’impression de millions de « food stamps » n’auraient pas été annulées par le département d’Etat à l’agriculture américain.

La chancelière Angela Merkel a, dès le communiqué divulgué, chaleureusement invité son homologue grec Georgios Papandréou, ainsi que les autres premiers ministres des PIIGS (qui n’étaient pas dans la confidence) a une gigantesque Oktoberfest, (fête de la bière), avancée pour la circonstance au mois d’avril et déplacée de Munich à Berlin. D’après le quotidien Ta Nea, les Grecs envisageraient cependant de maintenir leur demande de compensation à propos de l’or dérobé par les Nazis, annonçant de prochaines révélations sur la filière vaticane qui aurait permis de le convoyer jusqu’à Buenos Aires via Lisbonne au lendemain de la victoire des Alliés (moyennant une juste rétribution).

52 réponses sur “L'actualité de la crise: c'était une blague ! par François Leclerc”

  1. C’est vrai que les riches ont beaucoup perdu. C’était le minimum !
    Et c’est bien connu, ce sont les plus fortunés qui créent les richesses.
    Merci à eux et à tous les spéculateurs qui créent de la liquidité pour mettre de l’huile
    dans les rouages de ce merveilleux système.

  2. Eh non, il n’a pas bu. Juste avalé son calendrier… A lire les journaux on a parfois l’impression que c’est tous les jours le 1er avril…

  3. « Gotcha ! » aurait d’ailleurs déclaré Warren Buffet à l’annonce de ce gigantesque canular après avoir reconnu qu’il était lui également dans la confidence.

  4. Donc si je comprends bien, il ne me reste qu’a fait un emprunt de quelques millions d’euros pour être détenteur d’un portefeuille et me faire rembourser les sommes non gagnées ???
    lol
    Merci, ca fait du bien un peu d’humour.

  5. Cette info aquatique va couper l’herbe sous les pieds de tous les requins de haut-vol!
    Nous ne pourrons plus plonger dans des panneaux de ce genre! Muets et médusés nous resterons! Une seule conclusion s’impose « Carpe Diem » et du reste on s’en fish !

  6. Je me disais aussi, avec tous les progrès que l’on a fait, tous les modèles
    sophistiqués sur lesquels on s’appuie, ce n’est pas possible que l’on débouche sur un tel
    mer…

  7. Oufff… on a eu chaud.

    On aurait même pu croire que les millions de milliards de dollars imprimés sur format A4 ne valaient plus rien…

  8. Comme Berlin me fait un peu loin, quand est-ce qu’on se fait une Oktoberfest dans les Cotes d’Armor…???

    Ceci dit, comme nous aimons voyager ma femme et moi, aller voir à quoi ça ressemble à Munich nous plairait bien.
    Quelqu’un a des adresses ou des trucs&astuces…??

  9. Dans leur grande mansuétude, les chefs d’état et de gouvernement du G20, ont décidé à cette occasion d’annuler la dette des pays du tiers Monde à titre posthume…

  10. Il est signifiant que cette annonce soit faite simultanément à la présentation de la nouvelle génération de produits dérivés de Goldman Sachs, qui permettent de poser des options sur des actifs, dont la date d’échéance est fixée dans le passé (de 6 mois jusqu’à 5 ans plus tôt).

    D’abord réservés aux banques d’affaire, ces nouveaux produits sont promis à un riche avenir. « C’est ni plus ni moins la formalisation de notre gestion des actifs immobiliers depuis 2007, en association avec la Fed et le Trésor au sein du TARP », se ravit Lloyd C. Blankfein.

    Le fait d’organiser des paris sur des prix dans le passé soulève néanmoins quelques inquiétudes de la part d’économistes hétérodoxes. Certaines boucles de rétroactions pourraient entrainer la réévaluation du prix des actifs dans le passé, et part-là même provoquer la formation, non de bulles, mais de bouteilles de Klein financières.

    1. On ne saurait même mieux dire plus ! Merci à François et à vous-même pour ce moment de vraie rigolade !

  11. La fiction recèle toujours une part de vérité. Merci François.
    Certains « exercices » de sécurité ont dernièrement jouxté étrangement certains « événements ».
    Nous quittons l’ère des poissons pour celui des poisons.
    « Nos âmes sont tordues, c’est pratique pour pêcher. »
    Welles ne travaillait-il pas avec Bernays?
    Allez, Mars est mort, Avril attaque!!!!
    Ne perdons pas le fils.

  12. C’était donc ça…
    Précipiter des faisceaux de milliards et créer des collisions inédites pour pouvoir observer enfin ces particules théoriques, et recréer les conditions du Big Bang.
    Et dire que certains prédisaient que nous allions tous être aspirés dans un trou noir…

    1. Oui, il semble que le LHC ait été conçu d’abord dans le but d’accélérer les opérations de Flash-Trading.

  13. Contre culture déjà :
    Dictionnaire de l’Académie française, dans sa quatrième édition (1762)
    « On appelle les Maquereaux, Poissons d’Avril: Et figurément et proverbialement, Poissons d’Avril, Ceux qui font métier de prostituer des femmes & des filles. »

  14. 1er avril ?
    voyez l’annonce de Dexia; une augmentation de capital sans dilution !
    c’est génial;
    pourquoi se limiter à 300 millions, puisque c’est ce que les actionnaires vont recevoir?
    bonne continuation, comme on dit dans les bons restaurants.

  15. Argg.. Une autre news.

    Durant la oktoberfest avancée pour l’occasion, les 894 milliardaires de la planète ont prévus d’annoncer qu’ils allaient créer, grace à leur fortunes, des entreprises et des banques communautaires..

    Vraiment, ce 1er avril n’est pas comme les autres…

  16. Quel dommage, quel gâchis, quelle déception.
    Alors même que dirigeants, investisseurs, puissants media etc. s’acharnent
    à distribuer les rôles des dindons tout désignés pour les prochains actes de la
    toujours plus vulgaire farce à succès qui ait jamais été donnée à jouer à l’humanité :
    tout cela n’était qu’une blague !?
    C’est définitivement le plus solide des piliers de la civilisation marchande qui s’écroule
    sous nos yeux.

    Le poisson est aussi un symbole pour le Christ, que l’on appelle aussi le pélican, qui lui,
    est fort friand de poissons.

  17. Beau conte du mois d’avril, j’ajoute qu’ils vont pouvoir rejeter les thons rouges à la mer et retirer le parapluie qui réchauffe l’atmosphère…quoique

    Lorsque l’on entend certains hommes politiques dirent qu’il suffit de relancer, de se remettre au travail et la croissance repartira comme avant, on peut se demander si le 1er Avril n’est pas une journée normale dans certains milieux ….

  18. La péniche sur la Senne.

    Le président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, a réuni plusieurs dirigeants politiques à Bruxelles, sur la Senne, dans une péniche. Il leur a expliqué qu’ils devaient tous prêter de l’argent pour sauver la Grèce : il faudrait 50 milliards d’euros à la Grèce pour lui éviter le défaut de paiement. Voici l’enregistrement audio de ce dialogue historique :

    Jean-Claude Trichet : Mais qu’est-ce qu’on fout ici, dans cette péniche, sur la Senne ?

    José Manuel Barroso : Je vous ai invités ici parce qu’on a besoin de 50 milliards d’euros pour sauver ce pauvre Geórgios Papandréou. Jean-Claude, tu peux faire tourner ta planche à billets ?

    Jean-Claude Trichet : Plutôt crever ! Geórgios doit ramener son déficit budgétaire à moins de 3 % du PIB en 2012, et sa dette publique à moins de 60 % du PIB en 2012. Point final. Le reste, j’en ai rien à foutre.

    Geórgios Papandréou : Et le peuple grec ? Tu penses au peuple grec ?

    Jean-Claude Trichet : Le peuple grec doit ramener son déficit budgétaire à moins de 3 % du PIB en 2012, et sa dette publique à moins de 60 % du PIB en 2012. Point final. Le reste, j’en ai rien à foutre.

    Geórgios Papandréou : Jean-Claude, tu sais bien qu’il faudrait que je privatise tout, pour y arriver.

    Jean-Claude Trichet : Excellente idée. Vas-y. Privatise tout. (Bruits de pas. Trichet quitte la salle en claquant la porte.)

    José Manuel Barroso : Bon, les gars, calmons-nous. On doit trouver 50 milliards d’euros pour ce pauvre Geórgios. Juncker, tu pourrais …

    Jean-Claude Juncker : Je pourrais que dalle ! Et puis quoi plus ?! La Grèce doit comprendre que les contribuables allemands, belges ou luxembourgeois ne sont pas prêts à remédier aux erreurs de la politique fiscale grecque. (Bruits de pas. Juncker quitte la salle en claquant la porte.)

    José Manuel Barroso : Quel mauvais caractère, franchement … Angela, tu pourrais faire un geste pour ce pauvre Geórgios ?

    Angela Merkel : Nein ! Chacun sa merde !

    Geórgios Papandréou : Et les réparations allemandes de la Seconde Guerre Mondiale, Angela ? Quand c’est que vous nous les versez, les réparations allemandes de la Seconde Guerre Mondiale ?

    Angela Merkel : Scheiße !

    José Manuel Barroso : Merci quand même. Silvio, tu pourrais faire un geste pour ce pauvre Geórgios ?

    Silvio Berlusconi : Va fan culo !

    José Manuel Barroso : Merci quand même. Nicolas, tu pourrais faire un geste pour ce pauvre Geórgios ?

    Nicolas Sarkozy : Casse-toi, pov’con !

    José Manuel Barroso : Merci quand même. José Luis, tu pourrais faire un geste pour ce pauvre Geórgios ?

    José Luis Rodríguez Zapatero : Ma qué yé soui encore plus en faillité qué Geórgios !

    Jose Socrates : Moi pareil ! Le Portugal est en faillite !

    Brian Cowen : Moi pareil ! L’Irlande est en faillite !

    Silvio Berlusconi : Moi pareil ! L’Italie est en faillite !

    José Manuel Barroso : Bon. Ben alors … On pourrait demander à … Il ne reste plus que … Dominique ? Est-ce que le FMI pourrait faire un geste pour ce pauvre Geórgios ?

    Dominique Strauss Kahn : Nous, au FMI, nous continuons à dire que nous serions heureux d’apporter notre aide si on nous la demande. Si on nous demande de faire plus, nous ferons plus.

    Geórgios Papandréou : Oui ! Oui ! Je demande au FMI un prêt de 50 milliards d’euros ! Ou alors un prêt de 68 milliards de dollars !

    Dominique Strauss Kahn (à voix basse, il chuchote à Geórgios Papandréou) : Tu pourras venir au congrès du PS pour dire que c’est moi, le meilleur candidat ?

    Geórgios Papandréou (à voix basse) : Si le FMI me prête 68 milliards de dollars, je viendrai au congrès du PS pour dire ce que tu voudras !

    Dominique Strauss Kahn (à haute voix) : C’est réglé ! Le FMI prêtera 68 milliards de dollars à la Grèce !

    José Manuel Barroso : Hourra ! La Grèce est sauvée !

    Nicolas Sarkozy : Champagne pour tout le monde ! C’est moi qui régale !

    Dominique Strauss Kahn : Non, tu permets, c’est moi qui offre le Champagne !

    Nicolas Sarkozy : Non, c’est moi ! Garçon, débouchez ces bouteilles !

    Angela Merkel : Garçon, eau minérale pour moi !

    Herman Van Rompuy : Mais je suis Herman Van Rompuy ! Je ne suis pas le serveur !

    Angela Merkel : Was ? Herman qui ? Vous êtes qui ?

    José Manuel Barroso : Hé, les gars, Nicolas et Angela ont cru qu’Herman était le serveur ! (Tout le monde éclate de rire.)

    Nicolas Sarkozy : Herman qui ? Herman von Karajan ?

    Angela Merkel : Non, sans rire, vous êtes qui ?

    (José Manuel Barroso leur explique qui est Herman Van Rompuy. Tout le monde éclate de rire. Herman Van Rompuy débouche des bouteilles de Champagne et il fait le service en ronchonnant.)

    Silvio Berlusconi, hurle en rigolant : Musica ! Ragazza ! (On entend une porte qui s’ouvre, une musique italienne et des exclamations de jeunes femmes.)

    Dominique Strauss Kahn : Des gonzesses !

    Nicolas Sarkozy : C’est des Italiennes !

    José Manuel Barroso : Qu’elles sont belles !

    Geórgios Papandréou : Qu’elles sont sexy !

    Angela Merkel, scandalisée, elle crie de plus en plus fort : Encore vos orgies ! Encore vos Nutte ! Vous devriez avoir honte ! Et vos épouses ? Vous pensez à vos épouses ? Vous n’êtes que des Schwein ! (Bruits de pas. Angela Merkel quitte la salle en claquant la porte.)

    Nicolas Sarkozy : Angela, à poil ! Angela, à poil ! (La situation devient confuse. Bruits bizarres. Soupirs. Râles.)

    Herman Van Rompuy : C’est quoi, toute cette eau par terre ?

    Dominique Strauss Kahn : Herman, qu’est-ce que tu fous encore tout habillé ? Pose ce plateau et rejoins-nous !

    Herman Van Rompuy : Moi, je fous le camp ! (Bruits de pas. Herman Van Rompuy quitte la salle en courant.)

    (On entend des râles de plaisir. Surtout, on entend de plus en plus fort des bruits d’eau.)

    Glou glou glou glou glou glou glou glou glou …

    Fin de l’enregistrement.

    1. Oui, BA.

      Vivement que l’Europe éclate. Le résultat…???

      La « souveraineté »…??? (style louis 16)

      L’extrême-droite veut aussi ça. Vive Napoléon voire… pire.

    2. Yvan,

      La souveraineté, ce n’est pas obligatoirement style Louis XVI.

      La souveraineté, ce n’est pas obligatoirement l’extrême-droite.

      La souveraineté, ce n’est pas obligatoirement Napoléon.

      La souveraineté, ça peut aussi être la République.

  19. Deux autres bonnes nouvelles en ce 1er avril :
    Notre Président bien aimé à tous va faire cadeau d’un airbus A380 au président Obama pour lui montrer que nous pouvons faire plus que la statue de la « liberté ».

    Et, mieux :
    http://www.latribune.fr/entreprises/industrie/industrie-lourde/20100331trib000493948/la-polemique-enfle-sur-les-prix-du-minerai-de-fer.html
     » Les grands consommateurs de fer, l’industrie notamment l’automobile protestent. Ils menacent de devoir procéder à des dizaines voire des centaines de milliers de suppressions de postes. »

    Nous allons pouvoir souhaiter la bienvenue à des milliers de nouveaux chômeurs chanceux.
    C’est pas bô, la vie..??

  20. Ca nous aurait fait du bien de croire à ce poisson d’avril. Malheureusement, ce sont des couleuvres que l’on doit avaler et elles sont énormes. On aurait préféré des poissons d’avril et des oeuf de Pâques en chocolat (bio et labelisé commerce équitable, bien sûr).

  21. Et pour les détenteurs d’actions qui ont beaucoup gagné depuis l’automne 2008; on fait quoi ???
    Ce cher poisson d’Avril…celui-là ne connaît pas la crise !

  22. Si nous les trouvons de plus en plus « ridicules » et surtout grâce à la lecture bien généreuse de certains articles au 1er avril, comment se fait-il que nos Maîtres ne partagent plus du tout cela avec d’autres, comment se fait-il que ces gens là n’arrivent plus du tout à reconnaitre leur propre ridicule de conduite à l’antenne. Pour moi c’est évident ils font vraiment peine à voir, et ça c’est pas du tout un poisson d’avril, quoique le thon rouge de temps en temps cela ne doit pas être aussi indigeste pour l’estomac comme pour l’esprit.

    A quand les malheurs d’une huître ou d’une autre truite gouvernementale sans son carrosse doré,
    là-dessus, le lendemain le rideau se leva, et le ballet recommença, mais quel spectacle.

  23. Je viens de renoncer à l’idée de renoncer au suicide…en avalant les 1000 titres de l’emprunt russe de mon arrière grand-père.

  24. Leclerc.
    Y’a une couille. Et ce n’est pas un poisson.

    Les taux de crédit reculent. Alors que l’inflation décolle. Et les banques toujours autant exposées.

    Il n’y a plus rien de logique ou mes infos sont toutes fausses…???

  25. un de mes clients m’a appelé a midi , il m’ a dit que Sarkozy avait démissionné ?

    c’est vrai ?

    🙂

  26. Dans le genre poisson d’avril, France Culture nous a gratifié ce soir dans l’émission » le grain à moudre » d’une interview d’un certain professeur émérite Pascal Salin qui a expliqué que la crise du capitalisme était due à trop d’interventionisme étatique en particulier aux Etats Unis, la FED étant une banque d’Etat.
    Là, c’était trop, je n’ai pas marché, surtout quand ce monsieur a ajouté que le manque d’épargne aux USA et ailleurs était dû ,entre autres, au système de retraite par répartition et que seul le libéralisme pur et dur respectait le droit des gens.
    Dire que j’aurais pu croire que Pascal SALIN existait!

    1. J’ai suivis cette émission mais, en toute honnêteté… j’ai pensé qu’il fallait interner l’ensemble des participants, sauf les animateurs. En tout cas Nicolas Bouzou et Pascal Salin, l’un ayant on ne sait pourquoi une logorrhée si précipitée, si urgente alors que personne ne lui coupait la parole, que c’en était maladif, tout ceci pour dire finalement : « C’est très compliqué, laissez nous faire ». Et pascal Salin, toujours dans le plus pur style ultra libéral :

      Selon lui, la crise est due encore une fois au « trop d’Etat » car c’est la FED qui à proposé des taux d’intérêts bas, alors qu’ il fallait tout déréguler. Le régulateur étatique s’est trompé. Que la FED soit le représentant de banques privées, qui s’en soucie pourvu que la morale de Salin soit sauve.

      Autre chose, le capitalisme est éternel, le moins pire des systèmes, stimulant pour l’individu, sauf pour Salin j’ai envie de dire, qui ne n’affine pas trop sa réthorique….

      Cette émission était une anthologie….Selon quels critères sont recrutés les invités ? Pratiquement toujours de droite en tout cas.

      J’aimerais conseiller à ces messieurs tenants du libéralisme, qui rendent l’Etat responsable de tous les maux, la lecture de T Hobbes, car l’Etat permet de sortir de l’état de nature justement pour ne plus dépendre des féodalités locales.

      Il y a eut aussi une séquence sur les « too big too fail » mais elle m’échappe…

  27. A quand une immense « Kermesse » avec une banderolle « Pour les Riches dans la Nécessité ». Elle serait tenue d’un côté par Pinau et de l’autre par Arnaul, Bolloré tenant la sébille.. Et nous les pauvres nous donnerions notre obole à ces pauvres gens qui risquent demain d’être un peu moins riches.?

  28. Quelle analyse transcendantale ! On s’y croirait.
    Et que devient la perf des SWAP ?

  29. sympa le poisson d »Avril! n’en voilà un qui change… j’adore!
    merci pour cette imagination

  30. Bonjour M. Leclerc

    C’est sympa de nous servir un beau poisson, mais avez vous songé que Claude Allègre, qui est assurément à la science ce que la lampe à pétrole est au phare au xénon, pourrait très bien vous citer, en faisant de vous un futur nobel, pour affirmer que la crise économique, comme le réchauffement climatique, est une fadaise ?

    Cordialement.

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